La solution islandaise?
« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin
Au vu des événements liés à la situation économique en Grèce, j’ai jugé intéressant de revenir sur des événements ayant eu lien en Islande et étant passé relativement inaperçu à l’époque, à savoir le non remboursement de la dette et la mise en place d’une nouvelle assemblée constituante suite à une révolution pacifique.
En 2008, le système bancaire de l’Islande fait faillite, laissant derrière lui une dette de 3.8 milliards d’euros.
Le gouvernement islandais sous la pression de la commission européenne se voit imposé un plan de remboursement de la dette, échelonné jusqu’en 2024. En opposition à cette décision, le peuple islandais a pacifiquement écarté la droite du pouvoir au détriment d’une gauche libérale également évincée quelques temps plus tard pour des raisons similaires. Ensuite, c’est le Président islandais qui suite au mécontentement du Peuple (affirmé au travers de pétition) propose un référendum pour déterminer s’il fallait ou non rembourser les banques irresponsables. Résultat : une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques. Point culminant de cette révolution, l’élection d’une nouvelle assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. A noter que c’est parmi 522 volontaires (individuellement soutenus par une trentaine de personnes) qu’ont été élus les 25 constituants.
En 2011, l’Islande a connu une croissance de 2.1% soit 3 fois plus que la moyenne européenne.
Le Président de l’Islande, Olafur Grimsson explique : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir à flot ; l’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité. (…) L’Islande se porte bien mieux qu’attendu. »
Selon le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, l’Islande s’est relevée plus vite parce qu’elle n’a jamais adopté l’euro. « Elle a fortement dévalué sa monnaie et imposé un contrôle des capitaux. Il s’est alors passé quelque chose d’étrange : bien qu’elle ait traversé la pire crise financière de l’Histoire, elle a été bien moins lourdement sanctionnée que d’autres nations. » Deux ans plus tard, la couronne islandaise a perdu 30 %, les fonderies d’aluminium tournent à plein régime pour satisfaire la demande étrangère, tandis que les produits locaux ont remplacé les légumes exotiques et autres tomates de serre importés.
Néanmoins je tiens à souligner quelques points, notamment que l’Islande est un pays qui ne comprend que 311 000 habitants. L’Islande possède également sa propre monnaie et ses banques privées n’étaient que faiblement liées aux banques privées internationales. Ces trois éléments la distinguent fortement de la Grèce pour qui le non-remboursement de la dette engendrerait des événements plus conséquents sur l’économie européenne et internationale.
Une question que je me pose également réside dans les économies des Islandais. Dans la mesure où leurs banques sont tombées faillites, qu’est-il advenu de celles-ci et comment les entreprises ont-elles géré ça, (et ce sans compter la déflation) ?
En fait, comment la transition post-faillite s’est-elle effectuée ?
Si vous avez plus de questions, n’hésitez pas à les poser au travers des commentaires et je ferai au mieux pour y répondre.
Et n’oubliez pas : « Si un homme vide sa bourse dans sa tête, personne ne peut la lui prendre. Un investissement dans le savoir paie toujours les meilleurs intérêts. » Benjamin Franklin
Sources :
Tags: banque, crise, démocratie, dette, grèce, islande, révolution
















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